Vous n'avez rien payé, mais le fisc retient une valeur d'entrée : celle déclarée à la succession ou à la donation. C'est elle qui sert de prix d'acquisition.
Pour un bien reçu à titre gratuit, le « prix d'acquisition » est la valeur retenue dans la déclaration de succession ou l'acte de donation. Si cette valeur a été fixée au juste prix du marché, la plus-value à la revente est souvent faible : elle ne porte que sur la hausse intervenue depuis la transmission. Si elle a été sous-évaluée pour réduire les droits, la plus-value est mécaniquement plus élevée : l'économie de droits se paie à la revente.
Le forfait de 7,5 % pour frais d'acquisition ne s'applique pas : on retient les frais réels, c'est-à-dire les droits de mutation payés et les honoraires du notaire liés à la transmission. Renseignez-les dans « Frais d'achat réels ». La durée de détention court depuis la date de la donation ou du décès, pas depuis l'achat initial par le donateur ou le défunt. Le forfait travaux de 15 % reste applicable après cinq ans.
La maison du parent décédé n'est pas la résidence principale des héritiers : sa vente est imposable, sauf cas particuliers. En revanche, si un héritier s'y installe et en fait sa résidence principale avant de vendre, l'exonération peut s'appliquer.
La date de l'acte de donation, ou la date du décès pour une succession. Pour un bien reçu en nue-propriété puis réuni à l'usufruit, la date de la donation de la nue-propriété.
Oui, les droits payés au titre de ce bien s'ajoutent à la valeur déclarée pour former le prix d'acquisition, à condition de pouvoir les justifier. C'est le rôle du champ « Frais d'achat réels ».
Chaque indivisaire est imposé sur sa quote-part de plus-value, avec ses propres seuils de surtaxe et d'exonération à 15 000 €. Le simulateur gère le cas de deux vendeurs à parts égales ; au-delà, le notaire répartit.